
Abandons de poste, absences, décès… les véritables raisons derrière des milliers de licenciements
Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la réforme de l'administration publique. Grâce à un nouveau système automatisé de gestion, de contrôle et de suivi des agents de l'État, le ministère de la Modernisation de l'Administration et de la Fonction publique affirme avoir identifié des milliers d'irrégularités ayant conduit au licenciement de 6 678 fonctionnaires.
Cette annonce intervient après une première vague de plus de 5 000 licenciements rendue publique la veille. Avec cette nouvelle liste, les autorités renforcent leur offensive contre les dysfonctionnements au sein de la Fonction publique.
Selon le ministère, ce dispositif numérique permet désormais de mieux contrôler les effectifs, de suivre la situation administrative des agents et de maîtriser plus efficacement la masse salariale de l'État.
Les vérifications ont révélé plusieurs anomalies, notamment des abandons de poste, des absences prolongées injustifiées, des décès non déclarés, ainsi que d'autres situations incompatibles avec le maintien dans les effectifs.
Pour les autorités, cette opération s'inscrit dans la politique de refondation de l'État engagée par le président Mamadi Doumbouya.
Guineediaspo
