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APL supprimées, frais en hausse : le nouveau parcours du combattant des étudiants guinéens en France

APL supprimées, frais en hausse : le nouveau parcours du combattant des étudiants guinéens en France

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Les conditions d'accès à l'enseignement supérieur français continuent d'évoluer pour les étudiants internationaux. Entre la hausse des droits d'inscription, la réduction progressive des exonérations accordées par les universités et la réforme des aides au logement, les étudiants guinéens figurent parmi les publics susceptibles d'être les plus concernés.

Depuis le 1er juillet 2026, les étudiants extra-européens non boursiers ne peuvent plus bénéficier de l'aide personnalisée au logement (APL). Cette mesure, adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2026 et précisée par un décret publié fin juin, réserve désormais cette aide aux étudiants étrangers bénéficiant notamment d'une bourse du gouvernement français, d'une bourse de leur pays d'origine ou d'un programme d'échange reconnu. Elle intervient dans un contexte où les étudiants non européens sont déjà confrontés, depuis plusieurs années, à une hausse significative du coût de leurs études en France.

Les étudiants extra-européens peuvent être soumis à des droits d'inscription différenciés dans les établissements publics d'enseignement supérieur. Les frais s'élèvent à 2 902 euros par an en licence et 3 950 euros en master, contre respectivement 178 euros et 254 euros pour les étudiants français et ressortissants de l'Union européenne. Cette différence représente une augmentation d'environ 1 500 % par rapport aux anciens tarifs appliqués à l'ensemble des étudiants.

Dans les faits, de nombreuses universités avaient toutefois choisi d'exonérer une partie des étudiants étrangers de ces droits différenciés.

Cette situation devrait toutefois évoluer. Un décret publié en 2026 prévoit une réduction progressive du nombre d'exonérations que les établissements peuvent accorder. Les universités disposeront ainsi d'une marge de manœuvre plus limitée pour appliquer les anciens tarifs aux étudiants extra-européens.

Pour les étudiants guinéens, ces évolutions pourraient avoir un impact significatif. La France demeure l'une des principales destinations d'études pour les jeunes Guinéens, qui choisissent les universités françaises pour la qualité de leurs formations, la langue d'enseignement et les liens historiques entre les deux pays.

Le coût global d'un projet d'études en France dépasse déjà largement les seuls frais universitaires. Il comprend notamment les dépenses liées au visa, au transport, à l'assurance, au logement, à la restauration et aux frais de vie courante. Dans les principales villes universitaires, le loyer constitue souvent le premier poste de dépenses mensuelles. La suppression des APL pour les étudiants concernés vient donc alourdir encore davantage le budget nécessaire pour poursuivre des études en France.

Cette situation suscite des interrogations au sein des universités et des associations étudiantes, qui craignent qu'une augmentation du coût des études ne décourage une partie des candidats issus de pays à revenu faible, dont la Guinée.

Pour les futurs étudiants guinéens, l'accès aux études supérieures en France dépendra désormais davantage de leur capacité à mobiliser des financements.

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