
Guinée-Burkina : tensions autour de l'expulsion des orpailleurs burkinabè de siguiri
La décision des autorités guinéennes de mettre fin à l'orpaillage clandestin dans la région de Siguiri entraîne le départ de nombreux ressortissants étrangers, notamment des Burkinabè, en direction du Mali.
Cependant, les conditions dans lesquelles se déroulent ces opérations suscitent des préoccupations à Ouagadougou.
En déplacement à Bamako, le mercredi 4 novembre 2026, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a fait état de blessés parmi ses compatriotes refoulés, évoquant même des blessés par balles, rapporte le média burkinabé Sidwaya.
« De ce qui nous remonte, en tout cas, nous avons enregistré des blessés, même parfois des blessés par balles. Ce qui laisse croire que nos compatriotes ont subi des traitements cruels, inhumains et dégradants », a-t-il déclaré.
Le ministre a également regretté l'absence d'information préalable des autorités burkinabè et maliennes avant le déclenchement de l'opération.
Face à la situation, Ouagadougou annonce la mobilisation de 100 bus pour faciliter le retour de ses ressortissants, dont 50 étaient déjà en route vers le Mali.
Cette mesure des autorités guinéennes s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'exploitation illégale des ressources minières. Elle concerne aussi bien les orpailleurs guinéens qu'étrangers. D'ailleurs, plusieurs responsables guinéens soupçonnés de complicité avec les activités clandestines ont également fait l'objet de sanctions, notamment de radiations et de poursuites judiciaires.
Guineediaspo
