
Guinée : une nouvelle dynamique économique
L’économie guinéenne se distingue par sa résilience au sein de l’Afrique de l’Ouest. Porté par l’agriculture et l’exploitation minière, le PIB a connu une croissance estimée à 5,7 % en 2023, contre 4 % en 2022. L’inflation est passée de 10,5 % en 2022 à 7,8 % en 2023. La quasi-stabilité du taux de change par rapport au dollar américain a compensé l’impact de l’inf lation importée. \nLe déficit budgétaire est passé de 0,8 % du PIB en 2022 à 1,6 % en 2023, reflétant l’impact des subventions à l’électricité et aux carburants, mais reste l’un des plus faibles de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le déficit budgétaire a été financé par l’émission d’obligations. La dette publique est passée de 40,1 % du PIB en 2022 à 35,2 % en 2023. Bien que le risque de surendettement soit modéré, la capacité d’absorption des chocs est limitée. Le déficit budgétaire et la dette publique sont conformes aux critères de convergence de la CEDEAO. Le déficit du compte courant est resté stable à 8,6 % du PIB en 2022 et 2023, financé par les investissements directs étrangers dans la mine de fer de Simandou. Les réserves de change ont diminué, passant de 3,4 mois de couverture des importations en 2022 à 2,5 mois en 2023. Le secteur bancaire reste suffisamment capitalisé, mais les prêts non productifs ont légèrement augmenté, passant de 8,77 % des prêts bruts en 2022 à 8,95 % en 2023
Aissatou Bah
